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  1. Marie Labat, candidate écologiste de la 2ième circonscription de Haute Vienne à signé lundi sans hésitations le pacte pour une terre solidaire du comité catholique contre la faim et pour le développement

    En signant ce pacte, si je suis élue députée en Juin prochain,  je m’engage devant vous électeurs  à agir pour en finir avec les paradis fiscaux, l’évasion fiscale, la spéculation sur les marchés des matières premières agricoles, pour renforcer la responsabilité des entreprises internationales vis à vis de leur filiales, pour remettre au cœur des politiques migratoires française et européenne le respect des droits des migrants.

    Le respect des droits de l’homme, le droit de vivre dans un environnement sain et non pollué est actuellement bafoué. Il s’agit maintenant de retrouver les moyens de remettre de la justice sociale au cœur de nos priorités, de remettre en place une société ou il fait bon vivre, de mettre un terme à la dégradation continue de l’environnement et des inégalités.

    Le 10 juin si vous ne pensez pas que les générations futures n’avaient qu’à être là avant, votez pour vous, votez pour vos enfants, votez Europe écologie-les verts.

    http://marielabat.eelv-legislatives.fr/

  2. CONSEIL REGIONAL DU LIMOUSIN Séance plénière du 22 mars 2012 Intervention de Marc Horvat

    CONSEIL REGIONAL DU LIMOUSIN

    Séance plénière du 22 mars 2012

    Marc Horvat

    Intervention de Marc HORVAT, Président du groupe Europe Ecologie-Les Verts

    Je m’associe avec les républicains responsables et les propos solidaires déjà évoqués ici, au chagrin des familles de Toulouse et de Montauban, en espérant que la république sache se maintenir à distance des dérives sécuritaires qui pointent leur vilain nez brun ici et là.

    M. le Président, permettez-moi de vous remettre ce rapport de l’OCDE, la très réputée Organisation pour la Coopération et le Développement Économique, perspectives de l’environnement à l’horizon 2050, les conséquences de l’inaction. Non pas, M. le Président, pour laisser sous entendre que le Conseil Régional du Limousin serait frappé d’immobilisme, mais pour bien rappeler que la période dans lequel nous sommes entrés exige de nous un engagement, une disponibilité, une capacité de mobilisation que nous n’avons jusqu’ici rarement eu à mettre en œuvre, tout du moins depuis l’après guerre, tant les enchaînements qui se profilent sauront nous rappeler que nous sommes, humblement, des éléments et des serviteurs de l’Histoire.

    Ce qui y est dit, chers collègues, c’est que la multiplication par 3 de l’économie mondiale depuis 1970 a laissé des traces indélébiles sur l’état de notre climat, du fait de l’explosion de la production des gaz à effet de serre.

    Que la course effrénée à la consommation se fait au prix de l’appauvrissement de la biodiversité qui représente un coût estimé de 2 à 5.000 milliards de dollar par an.

    Que les projections montrent une disponibilité de l’eau de plus en plus problématique, associée à des prélèvements en croissance que la pollution atmosphérique devrait devenir la première cause environnementale de décès prématurés.

    Si le constat et la prospective ne sont pas particulièrement riants, le rapport propose des voies d’améliorations, voire des inversions de tendances si, dans les politiques mises en œuvre, pouvaient être intégré l’augmentation du coût des activités polluantes par rapport aux solutions vertes, que les prix intègrent les services éco-systémiques et patrimoniaux, que l’on supprime toutes subventions aux activités polluantes tout en encourageant l’innovation verte et les règles environnementales.

    On est bien loin des propos de campagne des uns et des autres qui voudraient que « l’écologie ça commence à bien faire » que les « contraintes » environnementales empêcheraient l’économie, voire les propos délirants d’un certain nombre de présidents de chambres d’agriculture qui voudraient rendre les écologistes responsables des difficultés rencontrées par les agriculteurs, plutôt que de s’interroger sur la durabilité d’un système basé sur les exportations, et de fait particulièrement fragilisé face à la fluctuation des cours et l’augmentation des intrants (40% en 2 ans). Si quelques bougons trouveront que nous sommes fort éloignés des considérations locales, peut-être parce qu’ils considèrent bien à tord que notre cher Limousin se trouve sur une autre planète, je rappellerais que la France est condamnée par la communauté internationale et européenne pour la légèreté avec laquelle elle traite (maltraite) son eau, que environ 80% des réservoirs de surface du Limousin sont touchés par une eutrophisation répétée du fait des concentrations en nitrates et en phosphore, et que la région, solidaire de ses agriculteurs a su prélever 4 millions d’€ sur son budget pour soutenir l’activité locale frappée, et il n’y a plus guère de doute la dessus, par les effets grandissants du dérèglement climatique, il n’y a qu’à tremper ses orteils dans les cours d’eau d’ici et aujourd’hui pour en faire l’amer constat. Et que si le Limousin est bien sur la planète décrite plus haut par les experts de l’OCDE, la sècheresse historique qui frappe le royaume uni, l’Espagne et toute l’Europe du sud, le Maroc, une partie de l’Amérique centrale, du sud, le Sahel associée aux inondations du nord de l’Europe, du sud Tunisien, d’Australie, de Nouvelle Zélande, ces extrêmes climatiques vont rappeler que l’autonomie des exploitations n’est pas issu d’une fatwa écolo, mais une nécessité économique et sociale si on veut limiter les impacts de la mondialisation sur l’agriculture et si on veut limiter les impacts de l’agriculture sur l’eau. Il n’est pas anodin qu’ « UFC que choisir » publie son rapport sur la qualité de l’eau potable en France dont les résultats sont sans appel : la qualité de l’eau potable se dégrade à l’écart des villes, nitrates, pesticides se trouvent dans l’eau des robinets de nos zones rurales, issus de l’agriculture et essentiellement de l’agriculture. Or, ces produits présents dans l’eau que nous consommons, ce sont des produits chers, des intrants dont le prix ne cesse d’augmenter, des « phytosanitaires » dangereux pour ceux qui les utilisent comme pour ceux qui les consomment, ce sont des millions d’Euros du revenu agricole qui sont lessivés dans nos assiettes, et qui font exploser le coût du retraitement de l’eau et qui font exploser le budget de la sécu.

    Pour rappel, ni l’OCDE, ni l’UFC que choisir ne sont à ma connaissance des groupuscules rattachés à Europe écologie-les verts.

    Pour répondre à ces enjeux, M. le Président, chers collègues nous devons réussir à inverser le fonctionnement de notre institution, c’est à dire non seulement privilégier le financement des seules activités qui profitent au maintien de l’économie locale, et des éléments du SRDE 2 vont dans ce sens, mais surtout nous devons être à l’initiative des projets les plus dynamisants pour la transition économique, sociale et environnementale que la situation impose. Nous devons être l’amplificateur au service de notre territoire, nous pouvons être le promoteur du faire bien, à l’initiative des actions les plus opportunes, plutôt que de répondre à des demandes parfois opportunistes. Il ne s’agit pas non plus de politiser le développement économique, il s’agit encore moins de relâcher les vieux démons du centralisme, mais de rester à l’écoute au plus près des acteurs locaux et des expérimentations réussies ailleurs pour avancer à pas légers vers la prospérité, qui, je le rappelle, n’est pas synonyme d’une consommation débridée de machins en plastiques inutiles, de réalisations bétonesques et pharaoniques, ou d’innovations technologiques qui le sont le matin mais détrônées le soir par plus innovantes encore jusqu’au matin suivant, déjà obsolescentes, mais plutôt l’accompagnement volontaire d’initiatives favorables au bien commun et locales, durables et inoffensives. Et les outils sont présents, M. le Président, chers collègues, quand la commande politique est claire, il se trouve des acteurs pour réaliser un travail considérable, il ne manque pas dans ces murs de personnes qualifiées et engagés pour se saisir de la tâche, et même à l’extérieur s’il fallait n’en citer qu’un seul, Limousin Expansion, qui ne demande que ça.

    Telle que la délibération qui nous sera proposée plus tard, c’est à dire celle qui décidera, avec votre assentiment, chers collègues, le principe d’accompagnement des coopérations entre les entreprises pour l’innovation, qui à mon sens, M. le Président, place la région dans son rôle le plus noble, celui qui crée le lien autour du développement, plutôt que de placer la concurrence au pinacle de la construction économique, et ceci au profit de notre territoire, et au profit de la conscience d’être et de vivre sur notre territoire.

    Il faut, M. le Président, chers collègues, travailler ensemble pour développer les outils qui permettront de placer la région au centre de l’initiative, c’est à dire quels moyens pour la veille technologique et sociale, quels outils statistiques et épidémiologiques pour tracer les limites de l’action si elle ne veut pas continuer à nuire à la santé et au développement des individus, quelles coopérations pour porter la demande sociale au plus près des associations, des entreprises et des collectifs, quels moyens humains et matériels à mettre à la disposition du développement, et ceci pour contredire l’OCDE, pour pouvoir faire et dire: nous n’aurons pas en Limousin à payer le prix de l’inaction.

    Merci pour votre attention.

  3. Pomme du Limousin : Le symbole d’une agriculture chimique à l’agonie

    L’agriculture occidentale moderne et chimique : un bilan catastrophique

     96 % des cours d’eaux et 61 % des nappes phréatiques sont pollués par un cortège de 230 pesticides parmi ceux qui sont recherchés ou ici

    Nos plans d’eau sont atrophiés, les algues vertes envahissent les estuaires

    -22% d’exploitations agricoles en Limousin en 10 ans ( passage de 18799 à 14600 exploitations) –26% au niveau national

    Selon de recensement agricole de 2010, 50% des terres agricoles sont arrosées de pesticides et d’engrais en Limousin, ¾ au niveau national

    Selon la FAO 75 % des variétés cultivées ont disparu en 1 siècle

    Chaque semaine 200 fermes disparaissent en France au profit de l’agrandissement ou de l’urbanisation

    Nos aliments parcourent des milliers de kms avant d’arriver dans nos assiettes

    En France 3,2 Millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire pendant que 40% des denrées alimentaires sont jetées en Europe

    Le nombre de km de haies est passé en France de 2M de kms à 600000 kms

    Disparition de 50% des zones humides en 30 ans

    Le nombre de malades augmente de façon vertigineuse

    Le déni de l’impact des pesticides est scandaleux (les chiffres en France)

    300 000 malades d’Alzheimer en 1994, un million aujourd’hui. Doublement tous les 20 ans

    300 000 et 500 000 personnes autistes

    100 000 cas de Parkinson (+ 9 000 par an)

    80 000 cas de scléroses en plaque (+2 000 nouveaux malades par an)

    L’incidence du cancer a doublé en 25 ans, cette maladie concernera un homme sur 2 et une femme sur 3 au cour de leurs vies, 1 enfants sur 440 avant l’age de 15 ans en augmentation de 1% par an depuis 30 ans

    La France compte 8 Millions d’obèses, 32% des plus de 18 ans sont en surpoids, et 14,5% sont obèses. Des chiffres qui ont doublé en 10 ans.

    Le nombre de diabétiques de type 2 a doublé en 10 ans

    Selon l’Inserm, l’exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs

    Une métha étude de l’INVS montre que les pesticides perturbateurs endocriniens, constituent une menace grave pour la fertilité humaine

    L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), censée protéger les consommateurs est infiltrée par les industriels

    Un subventionnement et un coût invraisemblable pour la collectivité

    Selon le commissariat général au développement durable, le coût direct du traitement de la pollution des eaux liée à l’action agricole est de 54 milliards d’euros par an.

    Ce coût rapporté à l’hectare, montre que c’est l’agriculture chimique qui coûte le plus cher à la collectivité

    Quelques aides à la pomme chimique en Limousin que nous avons pu détecter (Non comptabilisé, le coût sanitaire, fuite des touristes, image…) :

    Programme de pub

    Aide conseil régional pratiquement 1 M d’euros donnés globalement à la seule pomiculture chimique AOP

    L’ensemble des aides européennes

    L’inaction de nos gouvernants

    La cour des compte le dit, l’état n’a pas la volonté suffisante pour remettre en cause l’agriculture intensive.

    La France devant la Cour de Justice de l’Union européenne pour son incapacité à lutter contre la pollution des eaux par les nitrates.

    Tout cela doit changer

    Ce modèle agricole industriel ne repose que sur une forte mobilisation d’aides publiques, sur des interventions d’urgence en cas de crise et sur la non-prise en charge des coûts induits pour l’environnement et la santé. Sans soutien public, l’agriculture industrielle serait en faillite.

    Lettre ouverte d’eva Joly au président de la FNSEA

    Agriculture / L’écologie la solution ! par evajoly

  4. L’OCDE appelle à une réforme écologique de l’économie

    L’OCDE valide le programme économique d’Europe écologie les verts. Toutes les mesures demandées afin d’empêcher des atteintes irréversibles à l’environnement sont dans notre programme. Comparez et vous verrez…

    Bonne lecture et votez bien. C’est bien de la préparation de l’avenir dont il s’agit. Attention a ceux qui ne voient qu’a l’horizon de la prochaine élection.

    Benoit BRULIN

     

    L’article visible ici sur le site de l’OCDE

    « Des sources de croissance plus vertes peuvent aider les gouvernements à faire face aujourd’hui à ces problèmes pressants », souligne le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría. « Pour répondre aux besoins des plus de 9 milliards d’habitants de la planète à l’horizon 2050, il sera crucial de rendre l’agriculture, l’approvisionnement en eau, la production d’énergie et les activités manufacturières plus respectueux de l’environnement. »

    L’ouvrage Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 – Les conséquences de l’inaction présente les dernières projections concernant les évolutions socio-économiques au cours des quatre prochaines décennies, ainsi que leurs conséquences dans quatre domaines critiques : changement climatiquebiodiversitéeau et effets de la pollution de l’environnement sur la santé. Nonobstant la récente récession, l’économie mondiale devrait quasiment quadrupler d’ici à 2050. L’élévation des niveaux de vie ira de pair avec une augmentation ininterrompue de la demande en énergie, en aliments et en ressources naturelles – et une hausse de la pollution.

     

    L’article du journal de l’environnement

    Après le Pnue et l’AIE, l’OCDE appelle à modifier les fondamentaux de notre économie. Il y va presque de notre survie, estime l’institution basée à Paris.

    Paradoxe. Alors que l’écologie, la protection de l’environnement ou la lutte contre les changements climatiques ont totalement disparu de la campagne présidentielle, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) rappelle les candidats (et les autres!) à l’ordre.

    Pesant quelque 350 pages, le dernier rapport produit par l’organisation d’études économiques rappelle les principales problématiques environnementales et la nécessité de relever le défi qu’elles nous posent collectivement.

    «Ces dernières décennies, l’humanité a bénéficié d’une croissance et d’une prospérité sans précédent; la taille de l’économie mondiale a plus que triplé depuis 1970, tandis que la population de la planète augmentait de plus de 3 milliards de personnes pour atteindre 7 milliards aujourd’hui. Or cette croissance s’est accompagnée d’une pollution de l’environnement et d’un épuisement des ressources naturelles qui pourraient bien, à terme, compromettre le développement humain», annonce, d’entrée de jeu, l’institution basée à Paris.

    Fondée sur les travaux de modélisation menés conjointement par l’OCDE et l’agence d’évaluation environnementale des Pays-Bas (PBL), Les Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 se focalisent sur les 4 domaines jugés les plus urgents: changement climatique, biodiversité, eau et effets de la pollution sur la santé.

    Des problèmes qui, si l’on n’y prend garde, ne feront que s’aggraver. Au détriment de l’environnement, bien sûr, mais aussi de l’homme et de… l’économie. Pour reprendre une phrase célèbre: polluer plus coûtera plus.

    En restant sur la trajectoire actuelle du développement et de la démographie, la demande mondiale en énergie augmentera de 80% d’ici 2050. Cette hausse sera en majeure partie le fait des économies émergentes et sera couverte à 85% par des énergies fossiles. Avec pour corollaire un accroissement de 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) et une aggravation de la pollution de l’air. Au milieu du siècle, la concentration atmosphérique de GES pourrait atteindre 685 parties pour million (contre 393 ppm aujourd’hui). Ce qui nous mènerait tout droit à un réchauffement compris entre 3°C et 6°C par rapport aux niveaux préindustriels. Pour mémoire, la collectivité mondiale ambitionne de limiter à 2°C la hausse du mercure mondial.

    La dégradation de la qualité de l’air urbain devrait devenir, en 40 ans, la première cause environnementale de mortalité dans le monde, devant l’eau insalubre et le manque d’assainissement. Le nombre de décès prématurés imputables aux oxydes d’azote et de soufre ou aux particules fines pourrait doubler d’ici 2050. Si rien ne change d’ici là, les émissions des véhicules et du chauffage urbain vont tuer, chaque année, 3,6 millions de personnes. Soit trois fois plus qu‘aujourd’hui.

    Révolution automobile oblige, les citadins chinois et indiens seront les plus touchés. Avec une population vieillissante et largement urbanisée, les pays de l’OCDE devraient enregistrer, en 2050, le deuxième plus fort taux de décès prématurés liés à l’ozone troposphérique, derrière l’Inde.

    Comme on pouvait le craindre, et toujours si nos politiques actuelles ne sont pas amendées, la biodiversité devrait payer un lourd tribut à notre développement. L’OCDE et l’agence d’évaluation environnementale néerlandaise estiment que 10% des espèces animales et végétales devraient disparaître ces prochaines décennies. La superficie des forêts devrait se réduire de 13%. N’en déplaisent aux économistes, cette 6e grande extinction ne serait pas favorable au développement économique.

    L’appauvrissement de la biodiversité et la perte des services écosystémiques représentent globalement une perte évaluée entre 4.000 et 5.000 milliards de dollars (entre 3.035 et 3794 milliards d’euros) par an pour l’économie, souligne l’étude The economics of ecosystems and biodiversity, parue en 2009 [JDLE]. Pas facile à compenser.

    Sous l’effet de la hausse de la demande du secteur industriel (+400%), des centrales électriques (+140%) et des ménages (+130%), la demande en eau devrait exploser: + 55%. Ce qui devrait accroître le stress hydrique de l’agriculture et compromettre ainsi la production suffisante de produits alimentaires.

    Cet apocalypse est encore évitable, avertit tout de même l’organisation multinationale qui appelle à «réussir la réforme et à intégrer la croissance verte dans les priorités de l’action».

    L’OCDE appelle notamment à «rendre la pollution plus coûteuse que les solutions les plus vertes». Par exemple, en développant les écotaxes (mais si) et les mécanismes d’échange de quotas d’émission, dont les allocations se feraient par mise aux enchères. Quoi qu’en pensent les dirigeants d’Airbus.

    Autre préconisation, internaliser les coûts environnementaux. Par exemple, en instaurant un prix de l’eau qui tienne compte, au hasard, de sa rareté et des services écosystémiques rendus.

    L’institution libérale appelle aussi à «supprimer les subventions préjudiciables à l’environnement». On pense, bien sûr, aux 557 Md$ (422,68 Md€) qui ont été dépensés par les Etats en 2008 pour maintenir à un faible niveau les prix des produits pétroliers [JDLE].

    En France, la seule exonération de la TIPP et de la TVA pour le kérosène aérien représentent 6 Md€ par an. «Mais on peut estimer que plusieurs dizaines de milliards d’euros d’aides par an ont un impact néfaste sur la biodiversité», rappelait récemment Guillaume Sainteny, auteur d’un rapport sur les impacts environnementaux de la fiscalité française [JDLE].

    Les experts de l’OCDE suggèrent aussi de rendre (enfin) efficaces les réglementations environnementales et les normes. A commencer par celles portant sur l’efficacité énergétique. Une mesure a priori peu coûteuse et permettant tout à la fois de réduire la demande de kilowattheures et les coûts financiers tout en améliorant la santé humaine.

    L’OCDE estime aussi nécessaire de multiplier les mesures permettant d’aiguiller la consommation de produits sur les rails de la croissance verte: bonus-malus et soutien public à la R&D.

    Ecologues, économistes, biologistes, climatologues ont, maintenant, fait leur travail. L’état de la planète est connu. Son futur proche (et celui de nos descendants!) est minutieusement décrit. Le catalogue des mesures permettant d’éviter le pire est publié. Ne reste aux politiques qu’à s’en inspirer. Et là aussi, il y a du travail.

     

     

  5. Agriculture biologique, environnement : Eva Joly avait raison, le Limousin est bien en retard. Toutes les données sur la Pomme chimique du Limousin.

    Pour Rappel : Objectif du Grenelle : 6% en bio en 2015, 20% en 2020. Limousin 2011 : 2,2%, France 2,6%

    L’ article du populaire du centre du samedi 21 mai 2011 le dit clairement :

    Partant de rien, les élus limousins se glorifient du « Programme limousin des acteurs de l’agriculture biologique » PLAB. Ces aides ne sont rien comparées aux aides à l’agriculture conventionnelle favorisée depuis toujours. C’est un cache misère.

    En fait, le limousin a donné 150000 euros en 2011 pour le développement de toute l’agriculture biologique. C’est autant que pour le seul programme de pub de la pomme AOP pour 2011-2012 et comparé aux pratiquement 1 M d’euros donnés globalement à la seule pomiculture chimique AOP et à l’ensemble des aides européennes, c’est à en pleurer.

    C’est un fait, l’agriculture biologique n’est pas la priorité des élus du Limousin. Il faut avoir le courage de le dire. C’est mieux que rien, soit, mais quel est la volonté politique réelle de transformation de notre agriculture ? y en a-t-il même une ?

    Nos dirigeants refusent de prendre les tournants nécessaires. C’est la mauvaise volonté ou l’indifférence à la cause écologique des décideurs locaux (conseils généraux, conseil régional) . Dans toutes les régions les acteurs du bio sont partie prenante de la conversion. En limousin c’est la chambre d’agriculture qui dirige le PLAB (Programme Limousin des Acteurs de l’Agriculture Biologique). Cas unique en France.

    Quand on connait l’avis et la compétence des chambres d’agriculture sur le bio qui dit :

    « Il faut être clair : Il n’était pas dans la culture des chambres d’agriculture de faire du bio. »

    on ne peut qu’être inquiet et surpris:

     

    La Golden AOP du Limousin est tout simplement une pomme malade et inadaptée. Chaque année un nouveau problème est détecté et les aides calamités agricoles sont demandées :

    Le populaire du centre du 27 février 2012 :

     

     

    Les solutions d’EELV

    Elles sont toutes simples. Elles ne coûteraient pas un sou de plus que ce qui est dépensé actuellement. Elles créeraient de nombreux emplois locaux et rendraient leur fierté aux agriculteurs locaux qui actuellement sont sous l’emprise des multinationales de l’agrochimie. A terme, elles verraient renaître une agriculture autonome, non tributaires des aides car non consommatrice d’intrants en tous genres et de traitements coûteux (hélicoptères …).

    1. Reconnaître que cette agriculture (on parle là de toute l’agriculture du Limousin pas seulement des pommes) est une agriculture sous perfusion qui n’est pas viable sans des subventions : c’est le coût caché de produits qui semblent bon marché mais coûtent très cher en amont et en aval. Ce coût est payé par les impôts, par les taxes pour la dépollution de l’eau et par la sécurité sociale pour soigner les maladies générées.
    2. Reconnaître que cette agriculture détruit notre ressource en eau : l’agriculture intensive est responsable à 80%, du fait qu’actuellement 2/3 des eaux de surfaces ne sont pas en bon état alors qu’une directive européenne impose que 50% devront l’être en 2015 et d’ici 2021 à 2027 pour la moitié restante. (Rappel : chiffre global France : coût direct du traitement de la pollution des eaux liée à l’action agricole :54 milliards d’euros par an/rapport du commissariat général du développement durable). ici ou ici. A noter, que la Commission européenne vient d’assigner la France devant la Cour de Justice de l’Union européenne pour son incapacité à lutter contre la pollution des eaux par les nitrates. Cela concerne notamment la faiblesse du plan Algues vertes : même si le communiqué de la Commission européenne n’y fait pas référence, ce dossier a été récemment couplé à la procédure d’infraction en cours.ici
    3. Reconnaître que l’affirmation consistant à dire que cette agriculture chimique est la seule solution pour nourrir tout le monde est un mythe. Nos pommes goldens partent à 80% à l’exportation où elles contribuent à détruire l’agriculture locale.
    4. Reconnaître que la demande en bio ne cesse d’enfler et que nous devons importer du bio !
    5. Mettre le paquet sur la reconversion et uniquement sur elle : pas d’aides à d’autres agricultures que l’agriculture bio. En trois ans un pommier golden peut devenir une espèce locale par greffage.
    6. Favoriser systématiquement les installations d’agriculteurs : une exploitation en bio nécessite beaucoup de main d’œuvre et ne peut gérer de grandes surfaces.
    7. Diversifier les productions et les destiner systématiquement au marché local. Actuellement, le Limousin est autosuffisant à 10% ! On inonde les routes avec nos camions chargés de pommes (il y aurait beaucoup à dire aussi sur les pratiques des éleveurs de bovins qui envoient leurs bovins à l’embouche (engraissement) en Italie) et avec les camions chargés des denrées dont nous avons besoin pour nous nourrir, alors que nous sommes une région rurale.
    8. Au niveau national, exiger que la liste des traitements appliqués aux pommiers pendant la saison de production figure sur l’emballage

     

    Ces solutions réduiraient les dépenses de santé et permettraient de nous envisager un avenir. Elles paraissent si simples qu’on se demande pourquoi les responsables n’y pensent pas. Le copinage (élus du pays, agriculteurs du pays), les habitudes ancrées, l’appât de la manne des subventions, le lobbying de l’industrie chimique et le rôle coupable de la FNSEA, sont les absurdes obstacles qui bloquent tout. (Lettre ouverte d’eva Joly au président de la FNSEA)

    Le Limousin n’est donc une région verdoyante et naturelle qu’en apparence. Sous cette apparence se cache des eaux empoisonnées, des sols détruits et des habitants de plus en plus malades. Seule EELV peut changer cette donne.

    Un peu d’optimisme avec la pomme originelle. Le monoculture destructrice n’a pas d’avenir.

     

    Conclusion :

    Contrairement a ce qu’a pu laisser entendre le reportage de France 3 du 7/3/2012 Eva Joly a donc dit la vérité. D’ailleurs, elle est en tête du véritomètre Qui évalue la véracité des propos tenus par les différents candidats. Eva Joly est dans l’action, le contact direct avec les électeurs. Il ne faut pas se laisser abuser par les discours des tribuns. La communication des principaux candidats est dirigée par des équipes de dizaines de salariés, d’agences de communication. Chaque mot est pesé, testé. Eva parle avec ses tripes, son expérience et ses convictions. Elle défend le petit face aux prédateurs à l’oligarchie en place, elle ne fait pas de promesses démagogiques. Elle s’attaquera aux voyous qui changent les normes environnementales qui protège les multinationales au lieu des citoyens.

    Contact : Benoit BRULIN

    Porte parole EELV Limousin

  6. ALBANY-COFPA : : Les ouvriers ? des machines comme les autres !

    La fermeture brutale et injustifiée de l’entreprise Albany-Cofpa, à Saint-Junien nous révolte. Nous tenons à assurer les salariés de notre solidarité, nous leur garantissons que nous serons à leur côté dans la dure bataille qu’ils engagent.

    Cette opération financière voulue par le groupe propriétaire d’Albany-Cofpa est dans la logique de profit maximum qui règne depuis des décennies sur le monde de la finance et des entreprises, au détriment de l’humain et en le méprisant.

    Ce modèle économique est aux antipodes du modèle de société que nous défendons, solidaire, respectueux des hommes et femmes autant que de la planète.

    Nous rappelons que le programme porté par Éva Joly à l’élection présidentielle et par nos candidats aux élections législatives propose de mettre fin à ces méthodes inhumaines.

    Nous exigerons par exemple le remboursement de toutes les aides publiques versées aux entreprises ayant recours à de telles pratiques. Nous proposons également de mettre en place des mesures qui permettront aux salariés victimes de patrons voyous de s’approprier leur outil de travail par la création de sociétés coopératives.

    Ce modèle économique qui broie les hommes, détruit l’environnement, épuise les ressources de notre planète ne peut plus durer. Changeons le ensemble.

  7. Non, la politique énergétique nucléaire ne garantit pas un taux d’indépendance de 50%

    Contrairement à ce qu’affirme Jean-Pierre Dupont, la politique énergétique nucléaire ne garantit pas un taux d’indépendance de 50% ! Les centrales nucléaires produisent 78% de notre consommation d’électricité et cela représente 16% de toute l’énergie consommée en France (sources : Bilan énergétique France 2010, www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Ref_energie_2010.pdf ).

    Le raisonnement que tient Jean-Pierre Dupont sur l’indépendance énergétique est faussé par la confusion qu’il fait entre « énergie primaire » (la forme d’énergie disponible dans la nature avant toute transformation) et « énergie finale » (celle qui est comptabilisé au compteur du client).

    Le Manifeste NégaWatt ( www.negawatt.org ), qui vient juste d’être édité chez Actes Sud, fournit (en page 47) des explications. Je vous en cite une partie, mais le mieux serait de les lire en texte intégral, très clair, dans l’ouvrage :

    « le taux d’indépendance énergétique de la France serait d’au moins 50% grâce au nucléaire (…) Impressionnant mais totalement faux !
    Pour arriver à ce chiffre, il a fallu inventer une notion bien étrange, méconnue au-delà de nos frontières, celle d’ « électricité primaire« …. Le dictionnaire nous apprend qu’une source d’énergie primaire est une forme d’énergie disponible dans la nature avant toute transformation : le pétrole brut, le bois, le vent ou le minerai d’uranium correspondent à cette définition. Mais l’électricité ? Il n’existe pas de mines ou de gisements d’électricité, on ne la trouve pas telle quelle dans la nature, sauf peut-être dans les éclairs les jours d’orage mais, entre la puissance phénoménale qu’ils dégagent et l’impossibilité de les prévoir, on n’est pas près d’en capter l’énergie.

    Alors, l’ « électricité primaire », qu’est-ce que c’est ? Selon la définition officielle donnée par l’INSEE, l’ « électricité primaire est l’électricité d’origine nucléaire, hydraulique, éolienne, solaire, photovoltaïque et géothermique ». Péremptoire et pas très argumenté ! (…) Pourquoi le nucléaire et non le gaz, le charbon et le pétrole ?

     (…) l’électricité nucléaire, dont le rendement entre énergie primaire (la chaleur dégagée par l’uranium) et finale (l’électricité vendue aux consommateurs) est encore moins bon que celui des énergies fossiles, bénéficie d’un traitement de faveur qui consiste à compter la chaleur perdue comme de l’électricité ! Or cette chaleur perdue n’est pas anecdotique : elle représente en France de l’ordre de 900 milliards de kilowattheures, soit presque toute la chaleur nécessaire au chauffage de tous les bâtiments de France : logements, bureaux, équipements publics…

    Calculé en ne tenant compte que la fraction utile de l’énergie nucléaire, le taux d’indépendance de la France dégingole alors de 50% à 30% … »

    Alors, ne faudrait-il pas attirer l’attention du député de Haute-Corrèze sur le coût du système énergétique qu’il défend dans sa réponse, système qui n’assure donc pas notre indépendance énergétique et dont les coûts de production, augmentés de ceux concernant le « retraitement » des déchets et du surcoût des dispositions demandées par lAutorité de Sécurité Nucléaire, entravent les investissements  qui devraient être entrepris rapidement pour améliorer l’efficacité énergétique dans les bâtiments.

    En lui conseillant la lecture du  Manifeste Négawatt (ou mieux en le faisant connaître à ses électeurs, car il n’est pas sûr qu’il veuille en prendre le temps) ?

    Cordialement,

    Michel Teissier

    www.maison-passive-limousin.fr

  8. Alors, oserez vous voter pour vous ?

    Si chacun a pu constater la dégradation de notre pays, qu’est ce qui a été fait pour améliorer notre quotidien ? qu’est ce qui est proposé ?
    Pour « rassurer les marchés », permettre au plus riches de cumuler plus encore, pour « sauver » les banques, la facture nous est présentée, à nous, mais quel est NOTRE profit ?
    les emplois continuent de se raréfier, et sont de moins en moins bien payés
    le chauffage, l’électricité et le gaz ne font qu’augmenter
    se rendre à son travail coute de plus en plus cher
    on trouve de plus en plus de cochonneries dans l’alimentation
    qui n’a pas un proche, une connaissance qui ne souffre de diabète, de cancer ou une autre maladie en constante augmentation ?
    qui trouve le temps pour s’occuper vraiment de sa famille, avoir de vrais loisirs, flâner en bibliothèque ou aller au cinéma?

    Pour remédier à tout cela, nous proposons d’isoler 1 000 000 de logements pour baisser la facture d’énergie, la vôtre et celle de la France
    de permettre à tous ceux qui ont la place de devenir producteur d’électricité, plutôt que d’être consommateur-payeur
    d’aider les paysans à produire de la VRAIE nourriture, sans poisons, en augmentant le nombre de fermes et d’agriculteurs en obligeant TOUTES les cantines à se fournir au plus près
    Ce qui, parmi d’autres mesures, permettra la création d’1 000 000 d’emplois en France.
    Qu’il faudra former, comme tous les salariés qui le souhaitent, grâce au droit à la formation
    Et les tricheurs, ceux qui dissimulent leurs fortunes dans les paradis fiscaux, seront poursuivis. Les plus riches participeront réellement aux impôts et taxes, il sera mis fin aux travaux pharaoniques, chers et peu utiles, au profit des transports en communs, de la santé et de l’éducation.

    Alors on retrouvera du temps, Alors on retrouvera de cette prospérité que tant d’autres nous ont promis

    Les écologistes sont des rêveurs ?
    Pour la seule région Limousin:
    Le projet de Redenat, la LGV Limoges poitiers et l’aéroport de Brive ce sont plus de 187 400 logements rénovés pour 20 000 € chacun, soit l’intégralité des logements-passoires énergétiques. Soit plusieurs centaines de millions d’€ de pouvoir d’achat redistribué par ANNÉE, de travail pour nos artisans et entreprises, et d’économies pour la balance extérieure!

    Alors, oserez vous voter pour vous?