Présentation des candidat-es EE-LV pour être tête de liste
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vous trouverez ci-dessous les 7 professions de foi des candidat-es EE-LV pour être tête de liste pour les prochaines élections régionales de décembre 2015

Martine Alcorta (57 ans)

Rassembler autour de notre coeur politique, l’écologie
Ma candidature à la tête de liste régionale est un engagement de plus dans mon parcours militant. En 2008, je rejoignais la dynamique EELV, un an avant les Européennes, où j’étais candidate sur la liste menée par José Bové.
Elue conseillère régionale en 2010, je termine un premier mandat où j’ai occupé un poste de vice-présidente en charge de l’habitat. J’ai oeuvré pour qu’un dispositif ambitieux de rénovation de l’habitat voie le jour. Mission accomplie, ce dispositif est aujourd’hui en place, il vise à multiplier par 4 le nombre de rénovations énergétiques.
Native du Pays Basque, territoire où j’ai encore des liens, j’ai rejoint la Gironde pour un poste d’universitaire après avoir exercé divers métiers, commerçante, création d’une coopérative de services à domicile, formatrice dans l’insertion.
Je souhaite que notre organisation retrouve la créativité et le sens politique de la dynamique de 2008. Il nous faut porter à nouveau cette envie de dépassement du réel, oser les « pas de côté » qui font notre identité. Quand nous nous éloignons de nos fondamentaux, nous nous divisons et perdons notre attractivité. Laissons la culture tacticienne aux partis qui n’ont plus de fonds pour convaincre.
Les écologistes sont des militants du quotidien, des inventeurs de projets utiles, soucieux de justice sociale, environnementale et citoyenne. Elus à la région, accélérons les projets d’autonomie territoriale, alimentaire et énergétique, ce sont les graines de notre modèle de développement, facteurs de résilience comme le dit Marie-Monique Robin. Pour convaincre, cultivons le champ des possibles.
Il reviendra à la tête de liste régionale et à son équipe d’animation, de communiquer enthousiasme, connaissance des dossiers et envie de gagner ensemble. Combatifs, crédibles, inventifs, nous proposerons de faire reculer les frontières de l’impossible dans les esprits et dans les actes.

 

Marie Bové, 38 ans, Bordeaux, Conseillère régionale élue en Gironde en 2010, Présidente de la commission des affaires européennes et
internationales

POUR LA REGION
Cher-es ami-es,
C’est avec conviction que je vous présente ma candidature pour conduire, dans notre nouvelle région, la liste des écologistes réunis dans leur diversité, des écologistes déterminés à peser dans les espaces de décision, à poursuivre le travail engagé et à soutenir les luttes.
En effet, dans un contexte où l’écologie est à la fois sur le podium de la Conférence mondiale pour le climat et dans la fosse aux lions des arbitrages politiques, il est de notre responsabilité de rester combatifs.
Faire bouger les lignes est un choix ambitieux pour que chacun-e puisse mieux se nourrir, travailler, se déplacer, se loger, se former et se cultiver. Ces besoins essentiels sont au coeur des compétences de la Région; ces besoins essentiels relèvent des droits fondamentaux.
Mais aujourd’hui, ces droits sont menacés par une vision archaïque des biens communs et de l’intérêt général : le mythe de la croissance et du productivisme nuit à l’environnement, à l’égalité sociale et à la démocratie. Le FN l’a bien compris en dressant les citoyens les uns
contre les autres, en se prétendant les défenseurs de la ruralité, en jouant aux alternationalistes contre TAFTA, en liftant son image sur le dos de la protection du littoral…
C’est pourquoi nous devons prouver que l’écologie politique est la clef des emplois de
proximité, d’une alimentation de qualité, du logement accessible, de la mobilité, des énergies renouvelables, des langues régionales et du lien social. Avec vous, je souhaite diffuser notre projet pour dépasser les maux d’un modèle périmé et relever le défi d’une
région dans l’Europe.
Avec votre confiance le 11 avril prochain, je m’engage à accueillir les forces de notre région qui partagent le projet de l’écologie pour incarner l’alternative.
Amicalement,
Marie Bové

Françoise Coutant, 48 ans, 2 enfants (16 et 18 ans), enseignante en Sciencesde la Vie et de la Terre à Angoulême, adhérente depuis
2005. Enfance estivale 10 ans en Limousin, étudiante en
Aquitaine, je connais bien notre grande région.

Partageons pour construire ensemble!

En 2010, j’ai conduit la liste EELV Poitou-Charentes : 12 %, 9 éluEs avec délégation, dont 2 vice-présidences et 3 présidences de Commission. Vice-Présidente en charge des transports, j’ai piloté la construction du Schéma Régional de la Mobilité Durable, fruit d’une concertation constante avec tous les acteurs de la mobilité. Pour moi, les politiques publiques ne peuvent se construire qu’en équipe,
avec et pour ceux qui en seront gestionnaires ou bénéficiaires.
Face à une majorité PS-PRG, formatée Royal, notre force tient à la cohérence et à la solidarité de tous les instants de notre groupe d’éluEs EELV et j’y veille en tant que porte-parole. Dans un climat souvent hostile, ponctué d’affichages de façade, nos réussites sont nombreuses pour la construction de politiques plus durables et plus
écologiques dans nos secteurs d’intervention. Je souhaite mettre à disposition de notre campagne cette combativité et cet esprit
fédérateur. Nos diversités seront le fondement de nos valeurs et de notre réussite : béarnaise, pictave, limousine, basque, gasconne, saintongeaise… Autant de cultures sources d’enrichissement mutuel.
S’ouvre aujourd’hui un vaste chantier sous le sceau de la cohérence écologiste. Mutualiser nos pratiques et généraliser ce qui fonctionne ici ou là en développant : l un aménagement durable, une économie et des politiques de formation en lien avec la transition écologique,
l le mieux-vivre ensemble, avec une nouvelle gouvernance empreinte de démocratie participative soucieuse des initiatives citoyennes, l un fonctionnement des éluEs au plus près des adhérent-e-s. Notre programme sera celui que nous construirons ensemble. L’humain sera au coeur d’une transition dont nous savons qu’elle est la solution.

Pascal Bourgois

POUR UNE ECOLOGIE QUI PREND LES PROBLEMES A LA RACINE !
Le libéralisme est responsable de la montée du nationalisme et des crises écologiques
Les libéraux UMP, PS et les lobbies économiques marchandisent le monde, détruisent la nature, l’emploi, les liens sociaux et font le lit des extrémismes.
Les nationalistes FN et UMP surfent sur le chômage et le sentiment d’’insécurité. Le FN est devenu le 1er parti de France. L’arrivée de Marine Le Pen en tête au second tour en 2017 ou 2022, devient plausible. La démocratie est menacée.
Il est trop tard pour le DD. Sans un changement démocratique radical, il n’y aura pas de réponses suffisantes lors de la COP21 et nous connaîtrons une augmentation de température de 4 à 6° à la fin du siècle. L’espèce humaine est en danger.
Une seule réponse pertinente : l’écologie politique
Ce n’est ni le nationalisme, ni le libéralisme qui doit tenir le haut de l’affiche, c’est l’écologie. Nous avons échoué à la rendre attractive, à convaincre. Cela ne remet pas en cause l’investissement de milliers de militant-e-s et d’élu-e-s depuis des décennies, cependant nous n’avons pas su écologiser la société.
Nous sommes face à une crise de civilisation. Eviter le retour de la barbarie, nous impose de construire maintenant un monde plus juste. C’est une opportunité pour agir, saisissons là !
Une société de prospérité sans croissance, c’est un changement d’imaginaire et de pratiques
Construire une société post carbone exige :
 d’aller vers plus de sobriété, frugalité, lenteur, non violence, joie de vivre et de coopération
 de changer notre relation avec la nature
 de mettre en place une démocratie plus efficace, locale, attractive, horizontale, directe, participative et populaire
 de participer activement aux initiatives citoyennes qui construisent le nouveau monde, relocalisent l’économie, créent des emplois, renforcent la résilience, l’autonomie alimentaire et énergétique des personnes et des territoires

Alexandre Marsat, 34 ans, né à Angoulême (famille en Charente). Journaliste scientifique à Cap Sciences, Secrétaire du GL Bordeaux
Conseiller fédéral (LMP)Candidat aux législatives
2012 et cantonales 2011

«Je fais ma part». Après avoir porté sur les flammes une simple
goutte d’eau avec son bec, voilà ce que répond le colibri de la
légende amérindienne aux animaux sceptiques, moqueurs ou
résignés face à l’incendie de la forêt.
Nos sociétés et notre environnement brûlent. L’extrême droite
se pavane. La droite se radicalise. La gauche se perd. Et nos
concitoyens se détournent.
Les élections régionales nous imposent de faire notre part.
Pour y parvenir, nous devons créer un nouveau rapport de force
avec le reste de la majorité régionale sortante et nous donner
les moyens de l’autonomie politique. Nous y arriverons en
sollicitant la société.
Je présente donc ma candidature pour la tête de liste.
Ce rôle est celui d’un porte-parole : plutôt qu’un programme,
je vous propose donc une méthode participative.
ÉTAPES CLÉS
• 15 juin : mise en place équipe de campagne
• d’ici septembre : écriture du programme par les militants et
citoyens
• après les élections : maintien des Fabriques aux côtés des
élu-e-s
ÉQUIPE DE CAMPAGNE COMPRENANT
• un-e responsable désigné-e par chaque Fabrique
• un binôme H/F désigné par département
• un binôme H/F volontaire tiré au sort par région actuelle
DÉLÉGATION DE NÉGOCIATEURS EELV
• Composée de membres de l’équipe de campagne à l’abri
d’éventuels conflits d’intérêts (pas de candidat-e, pas d’élu-e
régional-e)
• Emanation directe des adhérent-e-s
• Rédaction en amont d’un mandat de négociation basé sur
des scénarios et des critères clairs

Nicolas THIERRY, 39 ans, militant en Gironde depuis 2005 et
consultant en politique publique

SOYONS LES ARTISANS DU MONDE D’APRÈS
Les écologistes sont des artisans. Ils ne gâchent rien, gardent le
meilleur, réparent et saisissent chaque réalisation comme l’occasion
de mieux faire.
Les îlots d’invention qui fleurissent sur les territoires sont à leurs
yeux une ressource précieuse. Rares sont ceux qui, comme eux,
préfèrent écouter le bruit de la forêt qui pousse plutôt que celui de
l’arbre qui tombe.
Les écologistes en ont la conviction, le monde d’après est déjà là,
sous nos yeux, prêt à faire oublier la résignation et la désespérance.
Les élections régionales seront, en ce sens, déterminantes. Notre
nouvelle grande région est l’opportunité de dessiner un territoire
qui n’existe encore sur aucune carte. Un espace, fertile et protecteur,
capable de démontrer que le projet écologiste peut réconcilier
autant les citoyens entre eux que l’Homme avec la nature.
Ne nous y trompons donc pas, un écologiste n’est pas un élu comme
les autres. La lourde responsabilité qui lui incombe est de rendre
visible, dans l’institution, un fourmillement d’alternatives locales,
portées par des défricheurs, trop souvent invisibles aux yeux d’élus
égarés quelque part au milieu du XXe siècle.
Ces initiatives sont les ingrédients de la recette d’une société nouvelle,
écologique et sociale. Le changement d’échelle de ces pratiques est le
fil d’Ariane indispensable d’un futur conseiller régional.
Un élu écologiste doit être un activateur de métamorphose.
Endosser ce rôle nécessite, avant tout chose, de savoir résister à
tous les projets ou compromis qui anéantissent le terreau de la
transition. Pour autant, la résistance n’est qu’un moyen pas une
fin. Notre esprit doit être également résolument tourné vers la
conquête et les solutions.
La COP21 qui se déroulera en France, au même moment que
les élections régionales, rendra l’espace médiatique perméable
à nos propositions. Cette année doit être la nôtre.

FREDERIC WORINGER (GIRONDE)

Un écologiste de terrain
J’aime notre nouvelle région sud-ouest : les Charentes où mon grand-père alsacien fut accueilli en 1940 ; la Haute-Corrèze où ma femme et moi avons éco-réhabilité sa maison de famille ; Bordeaux où nous vivons avec nos 2 ados après 10 ans passés à l’étranger pour des ONG humanitaires et la Commission européenne, surtout en Afrique. Nous y avons vécu l’impact dramatique du changement climatique !
C’est pourquoi de retour en France j’ai rejoint EELV, où je me suis investi en interne (Bureau Exécutif aquitain, Commission Économie nationale, Journées d’été) et en externe : création de l’Ecolobar à Pessac, candidature aux cantonales de 2011 (17%) et aux dernières municipales (sur une liste de gauche).
Ingénieur de 42 ans, j’oeuvre dans l’associatif, à l’Université et dans le privé – hier dans un grand groupe et aujourd’hui au service des PME à la Chambre de commerce. J’y collabore avec le Conseil régional d’Aquitaine et vis donc son rôle grandissant mais aussi les limites du système Rousset : culte de l’innovation technologique, communication coûteuse, gigantisme…
Ce que je vous propose
A nouvelle région, nouvel élan : nos territoires ont moins besoin d’élu-e-s ou collaborateurs d’élu-e-s de carrière que de membres de la société civile qui comprennent l’économie et veulent y mettre un vrai supplément d’âme.
Mon engagement est donc : UN SEUL MANDAT A LA FOIS ET CE MANDAT UNE SEULE FOIS.
Je crois à une écologie fédérant sur des valeurs de gauche mais au-delà de la gauche, en plein accord avec l’autonomie ouverte (notamment vers les autres mouvements écolos) votée par tou-te-s.
Je me battrai avec vous pour l’écoconditionnalité des subventions ; le fret ferroviaire ; la relocalisation de l’énergie, surtout éolienne, par l’actionnariat citoyen ; le tourisme vert avant l’or blanc ; l’adaptation de la forêt et le zéro phyto ; l’apprentissage… et une collectivité sobre
après une campagne sobre. A très bientôt !