« Transport L’hyperloop, une entourloupe pour les Verts » – article du Populaire
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Contre l’implantation de l’hyperloop en territoire haut-viennois, les élus écologistes du Limousin démontent point par point la faisabilité du projet.

Au Buffet de la gare de Limoges, comme un clin d’œil au potentiel concurrent direct des trains actuels, les élus écologistes se sont réunis ce vendredi pour exposer leurs arguments contre le projet d’hyperloop, ce « train sous vide d’air », capable de transporter des passagers à 1.000-1.200 km/h, dans des modules autonomes. Des arguments écologiques, financiers, territoriaux et sécuritaires ont été évoqués.

« Chimère et utopie »

Si on en croit Sébastien Gendron, de Transpod – la compagnie derrière ces trains futuristes – les premiers Hyperloop pourraient circuler entre 2025 et 2030. Pour les écologistes, ce projet n’est que « chimère et utopie ». Et pour faire valoir leurs arguments, les élus s’appuient sur un rapport réalisé par la région des Pouilles en Italie, elle aussi approchée par Transpod.

C’est d’abord le financier dont il est question. « Combien ça coûte cette affaire ?, demande Jean-Louis Pagès. Ce qui a été annoncé au départ, c’est qu’une ligne Hyperloop coûterait un dixième d’une ligne à grande vitesse. Au fur et à mesure, les coûts n’ont cessé d’augmenter ». Selon la dernière étude italienne sur laquelle il s’appuie, l’hyperloop coûterait « 60 millions d’euros au kilomètre ».

Aussi, pour que la ligne ne soit pas « un passeport pour le vomi » de part ses terrains vallonnés, Jean-Louis Pagès assure qu’il faudrait creuser les collines et bâtir des viaducs pour aplatir.   Une entreprise catastrophique pour l’environnement. Sans parler des quantités de béton qui jalonneraient l’installation, « de la largeur d’une autoroute deux fois deux voies » selon Dominique Normand, membre d’Europe-Ecologie-Les Verts.

S’ajoute à cela un « risque d’enclavement que pourrait engendrer le projet : en rapprochant les métropoles les unes des autres, les territoires qui se trouvent entre pourraient mourir », conclut M. Normand.